La sphere gynecologique et urinaire
L'ostéopathie soulage les douleurs gynécologiques et urinaires en rééquilibrant le bassin, améliorant la circulation et réduisant les tensions musculaires et organiques.
La zone pelvienne ou pelvis ou encore petit bassin caractérise la partie inférieure de l’abdomen. Elle englobe certains os tels que le sacrum, les deux os iliaques unis par la symphyse pubienne, ainsi que le coccyx ; mais aussi les organes du système urinaire, les organes reproducteurs (prostate, vésicules séminales chez l’homme et vagin, utérus, trompes et ovaires chez la femme) ou encore le rectum, etc.
Cette partie du corps humain peut-être touchée par différents symptômes tant chez la femme que l’homme. Ces pathologies sont rassemblées sous le terme de troubles uro-gynécologiques, faisant ainsi référence d’une part à la sphère urinaire et d’autre part à la gynécologie (tout ce qui touche à l’appareil génitale féminin).
L’ostéopathie peut agir sur les troubles touchant à la sphère urinaire. Le système urinaire comprends : deux reins (droit et gauche) situés de part et d’autre de la colonne vertébrale dans la partie arrière de l’abdomen à hauteur des deux dernières côtes. Ils ont pour rôle de filtrer le sang afin d’éliminer les déchets. Ils sont responsables de la formation de l’urine ce qui leur confère également un rôle pour la régulation de la pression sanguine et pour les quantités de liquides corporels.
Les uretères sont des canaux reliant les reins et la vessie. Ils ont pour rôle de permettre le passage de l’urine des reins jusqu’à la vessie. La vessie située dans le bassin a pour rôle de contenir, stocker l’urine, c’est un réservoir.
Les urètres sont des canaux qui conduisent l’urine de la vessie au méat urinaire lors de la miction (action d’uriner). On retrouve souvent des infections urinaires : une infection touchant un ou plusieurs des éléments du système urinaire. Ces infections urinaires sont plus ou moins graves. Plus l’infection est haute dans le système urinaire, plus elle est grave.
Si la structure anatomique n’a pas une mobilité correcte et n’est pas correctement vascularisée et innervée, alors elle ne pourra exercer correctement son rôle, sa fonction. Ainsi, dans le cas d’infections urinaires, si la vessie n’a pas une bonne mobilité, vascularisation et innervation à cause de tensions au niveau du bassin (mauvaise mobilité au niveau du bassin osseux, ligaments en tension, adhérences suite à des opérations du petit bassin…), alors cela peut faciliter la prolifération de bactéries au niveau de la vessie. Comme pour tout motif de consultation, l’ostéopathe fera une prise en charge globale du patient. Il réalisera ses tests de la tête aux pieds pour prendre en considération chaque structure du corps et pouvoir réaliser des liens anatomiques pouvant expliquer les douleurs ou dans notre cas des infections urinaires répétées. Ainsi, suite à ses tests, il réalisera des techniques viscérales afin de relâcher les tensions et de mobiliser la perte de mobilité retrouvées au niveau du système urinaire, du bassin, du système digestif et des structures en lien. Ce traitement permettra ainsi d’éviter la stagnation des fluides (urines, dans ce cas précis) et entraînera un meilleur drainage par une meilleure circulation sanguine et une meilleure mobilité.
L’ostéopathie est particulièrement efficace lors de cystites infectieuses à répétition mais ne se substitue absolument pas au traitement médical ! En cas d’infection urinaire diagnostiquée, le traitement antibiotique est très important afin d’éviter la propagation de l’infection au niveau des reins. La pyélonéphrite, la plus grave des infections urinaires, est une inflammation du rein suite à une infection bactérienne. Il s’agit souvent d’une complication d’une cystite (au niveau de la vessie) infectieuse mal ou non traitée. En effet, les bactéries présentent dans la vessie remontent le long de l’uretère et atteignent le rein où elles prolifèrent créant ainsi son inflammation. C’est une pathologie d’urgence, elle n’entre pas dans le champ de compétence de l’ostéopathe.
Dans certains cas d’incontinence urinaire l’ostéopathie peut aider considérablement les patients.
L’incontinence d’effort est la plus fréquente. Les fuites surviennent principalement sur un effort tel que la toux, rire, le sport, venant alors augmenter la pression abdominale. Les muscles du plancher pelvien, qui manquent de tonicité, ne vont pas réussir à retenir cette pression, et la fuite d’urine survient. Les femmes sont le plus souvent touchées par ce type d’incontinence, qui peut apparaître suite à un accouchement. Les personnes touchées ne ressentent pas l’envie d’uriner, mais n’arrivent pas à retenir la sortie de l’urine. Une faiblesse des muscles et ligaments du plancher pelvien va aussi être responsable de descentes d’organes (prolapsus), si elle n’est pas traitée correctement.
L’incontinence par regorgement : dans ce type d’incontinence, la vessie possède un trop-plein, ce qui va engendrer des fuites urinaires en goutte-à- goutte. Les causes de ces fuites sont la présence d’unobstacle empêchant la bonne vidange de la vessie. Cet obstacle est souvent dû à un problème de prostate ou anomalie de l’urètre, mais aussi à une forte constipation. La rééducation et l’ostéopathie sont complémentaires en cas de fuites urinaires. Pour une rééducation du périnée, il est préférable de consulter en premier lieu une sage-femme, qui va pouvoir effectuer un travail en interne, afin de rééduquer et re-muscler correctement le périnée en premier lieu. Une sage- femme sera plus à même de faire prendre conscience au patient des différents muscles du périnée et de la façon de les contracter. La rééducation du périnée se fait sur ordonnance du médecin. L’ostéopathe, quant à lui, va travailler sur tout le bassin et sur les tensions musculaires au niveau du périnée et de la vessie, ce qui va permettre une meilleure rééducation. Libéré de ses tensions, le périnée se rééduque mieux. Un travail conjoint entre sage-femme/ kinésitherapeute et ostéopathe est toujours souhaitable.
L’ostéopathe va bien évidemment vérifier les blocages mécaniques au niveau du bassin articulaire, ligamentaire et musculaire, et du système viscéral. Il fera particulièrement attention à la vessie, afin de vérifier qu’aucun autre organe n’entrave sa bonne mobilité.
L’ostéopathe peut aussi travailler sur l’ensemble de la sphère gynécologique :
En effet, certaines douleurs liées à des maladies telles que l’endométriose, ou des règles douloureuses, ou encore des gênes au niveau du pelvis peuvent avoir un impact significatif sur la qualité de vie des femmes. L’ostéopathie permet - en complémentarité avec d’autres professionnels de santé - d’aider les femmes qui souffrent.
Cette pratique thérapeutique peut en effet traiter et soulager certains maux tels que:
- Les problèmes liés à la ménopause
- Eviter les adhérences et limiter les gênes dues à une cicatrice de césarienne, épisiotomie ou bien coelioscopie
- Soulager les douleurs et troubles engendrés par l’endométriose
- Lutter contre les dyspareunies (douleurs pendant les rapports intimes)
- Douleurs menstruelles
- Troubles menstruels (absence de règles)
- Infertilité
- Syndrome des Ovaires Polykystiques (SOPK) D’origine hormonale, elle peut - entre autres symptômes - entraîner une irrégularité du cycle (cycle très long).
- Troubles durant la grossesse
- Prolapsus utérin
- Incontinence urinaire
- Douleurs et problèmes du plancher pelvien
- Douleurs coccygiennes
- Douleurs pudendales
Toutefois, quelle que soit votre problématique, demandez toujours conseil à votre gynécologue avant de commencer des séances d’ostéopathie gynécologique.
Tout comme pour des motifs de consultation plus classiques, le traitement ostéopathique offre une approche globale pour traiter les douleurs gynécologiques en travaillant sur la mobilité et l’équilibre de différentes structures .
Votre thérapeute va tester la mobilité et les tensions périphériques des organes du bassin et effectuer un traitement visant à rétablir un bon afflux sanguin et une bonne mobilité. Ainsi, vos organes seront en pleine capacité de fonctionnement.
En recherchant l’origine de ces problèmes, il pourra obtenir une amélioration de la fonction gynécologique et ainsi une diminution des douleurs. Des manipulations douces pour favoriser la mobilité de la colonne lombaire, du bassin et des organes du petit bassin peuvent soulager durablement ces différents troubles.
Par exemple en cas d’endométrioses : le but global de l’ostéopathie est de redonner de la mobilité aux tissus. Dans l’endométriose, la maladie crée une inflammation globale du pelvis, ainsi que des adhérences au niveau des lésions, empêchant les tissus, les ligaments, d’être mobiles et souples. Ainsi, la spécificité de notre prise en charge ostéopathique sera de redonner de la mobilité aux adhérences créées par la maladie, et de calmer l’irritation du système nerveux. L’ostéopathe n’enlèvera pas les adhérences de l’endométriose mais pourra permettre d’atténuer certains troubles et de mieux vivre avec la maladie.
Concernant les douleurs menstruelles
Beaucoup de femmes pensent qu’il est normal d’avoir des règles douloureuses mais cela peut être évité. En effet, la douleur est une alarme nous indiquant qu’il y a un dysfonctionnement. Et souvent c’est un dysfonctionnement mécanique qui peut tout à fait être amélioré par de la thérapie manuelle comme l’ostéopathie.
L’ostéopathe commencera sa séance par une analyse complète de la douleur , ses caractéristiques, son apparition…
En testant la mobilité des os et des organes, on peut trouver des liens anatomiques pouvant expliquer ces douleurs.
En travaillant en ostéopathie sur les structures osseuse du bassin, du diaphragme, de la colonne vertébrale, ainsi que sur les différents organes, il est possible de relâcher les tensions des tissus et permettre de diminuer voir de faire disparaitre complètement les douleurs menstruelles.
Le nombre de séance nécessaire au soulagement de vos maux dépend de plusieurs critères comme l’origine des douleurs et leur temps d’installation. Chaque personne est différente, et la récupération de chaque corps n’est pas comparable.
De plus, un suivi gynécologique régulier permet d’écarter des pathologies plus inquiétantes pouvant être à l’origine de ces douleurs.